SECeF, SFE, MCF et UF : comprendre la facturation électronique au Burkina Faso
Des définitions simples pour comprendre les systèmes, logiciels et dispositifs utilisés dans l’écosystème burkinabè de la facture électronique certifiée.
La réforme de la facture électronique certifiée utilise plusieurs sigles techniques. Pour un dirigeant ou un responsable administratif, l’essentiel est de comprendre le rôle de chaque élément avant de choisir un dispositif ou de modifier un logiciel de facturation.
Les définitions ci-dessous reprennent le vocabulaire de l’arrêté portant conditions et modalités d’émission de la FEC et des documents techniques publiés par la Direction générale des impôts. Elles sont volontairement simplifiées pour rester accessibles.
SECeF : le système certifié
SECeF signifie « Système électronique certifié de facturation ». Dans l’arrêté du 5 février 2025, les systèmes physiques sont présentés comme des appareils électroniques — l’unité de facturation et le module de contrôle de facturation — dont les spécifications sont définies par l’administration fiscale et qui servent à émettre des factures électroniques certifiées.
En langage simple, SECeF est le terme générique qui renvoie au dispositif certifié intervenant dans l’émission de la facture. Une entreprise doit ensuite identifier l’architecture adaptée à son fonctionnement : dispositif autonome ou contrôle connecté à son logiciel de facturation.
SFE : le logiciel de facturation de l’entreprise
SFE signifie « Système de facturation d’entreprise ». L’arrêté le définit comme un logiciel de facturation ou une solution informatique permettant à une entreprise de gérer tout ou partie de son processus de facturation.
Le SFE peut donc être l’outil dans lequel l’entreprise gère ses clients, ses produits ou services, ses prix et ses factures. Le simple fait d’utiliser un logiciel ne suffit cependant pas à établir qu’il répond aux exigences de la FEC : l’entreprise doit vérifier le parcours d’homologation et de raccordement applicable dans les documents officiels.
MCF : le module de contrôle de facturation
MCF signifie « Module de contrôle de facturation ». Il s’agit d’un dispositif physique de contrôle destiné notamment aux entreprises qui disposent déjà d’un logiciel de facturation. Le logiciel prépare les données de la facture et le module intervient dans le processus de contrôle et de certification prévu par l’architecture officielle.
Le MCF ne doit donc pas être présenté comme un logiciel complet de gestion d’entreprise. Il constitue une composante du parcours de facturation certifiée et doit être utilisé conformément aux spécifications et conditions publiées par la DGI.
UF : l’unité de facturation
UF signifie « Unité de facturation ». C’est un appareil de facturation physique qui réunit dans un même équipement les fonctions nécessaires à la création et au contrôle de la facture selon le modèle prévu par l’administration.
L’unité de facturation peut convenir à une entreprise qui ne s’appuie pas sur un logiciel de facturation d’entreprise à intégrer. Le choix ne doit toutefois pas être fait uniquement à partir de cette description : le volume de factures, les points de vente, les besoins de gestion et les règles officielles doivent aussi être examinés.
Comment les composants se combinent
- Parcours avec unité de facturation : l’entreprise utilise un appareil qui assure les fonctions de facturation et de contrôle prévues pour l’UF.
- Parcours avec logiciel existant : le SFE gère le processus métier et le MCF intervient dans le contrôle/certification de la facture selon l’intégration admise.
- Dans les deux cas : les systèmes et logiciels concernés doivent respecter les spécifications, l’homologation et les conditions d’utilisation applicables.
Le bon réflexe consiste à commencer par l’existant. Une entreprise doit recenser son logiciel, ses caisses, ses établissements et son volume de facturation, puis vérifier auprès des sources officielles et de son service des impôts quel parcours est adapté.
Exemple simple
Un commerce qui facture directement depuis un appareil dédié peut s’orienter vers une unité de facturation. Une entreprise qui dispose déjà d’un ERP ou d’un logiciel de facturation peut avoir besoin de faire homologuer son SFE et de l’associer à un MCF conformément à l’architecture retenue. Cet exemple illustre les rôles ; il ne remplace pas la vérification du parcours officiel applicable.
Consulter les arrêtés et documents FEC de la DGI →Consulter les spécifications techniques publiées par la DGI →Lire le guide principal sur la facture électronique certifiée →